Dosage bouillie bordelaise pour 1 litre : tableau par plante

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Vous préparez votre pulvérisateur et vous hésitez sur la quantité à mettre ? C’est l’une des questions les plus posées par les jardiniers, qu’ils soient débutants ou expérimentés. Un dosage trop faible ne protège pas efficacement vos plantes, un dosage trop élevé risque de brûler le feuillage ou de s’accumuler dans le sol. Voici tout ce qu’il faut savoir pour préparer une solution correctement dosée selon la plante traitée.

Le dosage de référence pour 1 litre d’eau

La bouillie bordelaise est un fongicide à base de sulfate de cuivre et de chaux, vendu sous différentes formes : poudre mouillable, granulés ou liquide prêt à diluer. Quelle que soit la marque (Solabiol, Capiscol, Bouille Bordelaise Disperss…), le principe de dilution reste le même, même si les concentrations de départ peuvent varier légèrement.

En règle générale, le dosage bouillie bordelaise pour 1 litre d’eau oscille entre 5 et 20 grammes de poudre, selon la plante, la saison et l’intensité de la maladie à traiter. La plupart des fabricants recommandent une concentration de 10 g/litre comme dose standard, ce qui correspond à environ 1 % de solution cuprée.

Avant toute chose, lisez l’étiquette du produit que vous utilisez. Les formulations diffèrent : une bouillie bordelaise à 20 % de cuivre métal ne se dose pas comme une formulation à 50 %. Le respect des doses inscrites sur l’emballage est une obligation légale en France depuis la réglementation sur les produits phytosanitaires.

Tableau des dosages selon les plantes

Voici un récapitulatif des doses couramment recommandées pour 1 litre d’eau, en poudre mouillable standard (environ 20 % de cuivre métal) :

  • Tomates : 10 à 15 g par litre, à appliquer dès les premiers signes de mildiou ou en préventif avant les périodes humides.
  • Pommes de terre : 10 à 15 g par litre, traitement préventif avant la floraison et après les pluies répétées.
  • Vigne : 15 à 20 g par litre pour les traitements de printemps contre le mildiou, 10 g en été pour l’entretien.
  • Rosiers : 5 à 10 g par litre, traitement doux pour éviter les brûlures sur les feuilles sensibles.
  • Olivier : 10 g par litre, principalement en automne après la récolte ou au printemps contre l’œil de paon.
  • Laurier-rose : 5 à 10 g par litre, en traitement curatif contre les taches foliaires fongiques.

Ces valeurs sont des repères, pas des vérités absolues. Les conditions climatiques locales, la vigueur des plants et la pression maladies de votre jardin peuvent justifier un léger ajustement. En cas de doute, partez toujours de la dose la plus basse et observez la réaction des plantes sous 48 heures.

Différences entre les marques : Solabiol, Capiscol et les autres

La bouillie bordelaise Solabiol est l’une des plus vendues en jardinerie. Elle se présente le plus souvent en poudre mouillable à 20 % de cuivre métal. Le dosage recommandé par Solabiol est généralement de 10 à 20 g par litre selon la plante, ce qui correspond bien aux repères donnés ci-dessus.

Le Capiscol est une autre référence populaire. Sa formulation peut être légèrement différente selon les conditionnements. Certains jardiniers trouvent que le Capiscol se dilue plus facilement grâce à ses agents mouillants intégrés. Le dosage reste dans la même fourchette : 10 à 15 g par litre pour la majorité des applications courantes.

Pour les formulations liquides (moins courantes), la concentration est souvent exprimée en millilitres par litre. Dans ce cas, 15 à 20 ml par litre est un point de départ habituel, mais là encore, l’étiquette fait foi. Ne mélangez jamais deux produits cuprés différents dans un même pulvérisateur : la surconcentration en cuivre est phytotoxique et nuit à la vie du sol sur le long terme.

Conseils pratiques pour préparer et appliquer correctement

Préparer la solution sans erreur

Versez toujours la poudre en premier dans un peu d’eau froide pour former une pâte homogène, puis complétez avec le volume total d’eau. Mélangez bien avant de remplir le pulvérisateur. Évitez l’eau calcaire si possible, car le calcaire peut interagir avec le sulfate de cuivre et modifier l’efficacité du produit.

Préparez uniquement la quantité dont vous avez besoin pour la journée. La bouillie bordelaise ne se conserve pas une fois diluée : elle perd en efficacité et risque de former des dépôts qui bouchent les buses de votre appareil.

Quand et comment appliquer

L’application se fait de préférence le matin ou en fin de journée, hors période de forte chaleur et lorsqu’aucune pluie n’est prévue dans les 24 heures suivantes. La pluie lessiverait le produit avant qu’il n’ait le temps d’agir. Couvrez bien toutes les faces des feuilles, notamment le dessous, où les champignons s’installent en priorité.

Portez des gants et évitez de respirer le nuage lors de la pulvérisation. Le cuivre est un oligo-élément utile à faible dose, mais irritant en contact prolongé. Rincez soigneusement le pulvérisateur après chaque utilisation pour éviter la corrosion et protéger les cultures suivantes d’une contamination involontaire.

Fréquence des traitements

En France, l’usage du cuivre dans les jardins amateurs est encadré. La dose maximale autorisée est de 6 kg de cuivre métal par hectare et par an (en agriculture biologique comme en jardinage courant). Au jardin domestique, cela se traduit concrètement par un nombre limité de traitements saisonniers : comptez 3 à 4 applications maximum sur une même culture, espacées de 10 à 15 jours.

Conclusion

Doser correctement la bouillie bordelaise, c’est à la fois protéger vos plantes et respecter l’environnement de votre jardin. Un tableau de dosage par type de plante, une étiquette produit lue attentivement et quelques bons réflexes d’application suffisent à éviter la plupart des erreurs courantes. Si vous cherchez à approfondir le sujet ou à automatiser certaines tâches de suivi au jardin, les outils numériques actuels peuvent aussi vous y aider — c’est d’ailleurs une tendance de fond dans le monde du jardinage connecté.