Ces derniers jours furent particulièrement chargés en concerts… Trois en cinq jours, c’est plutôt pas mal !!
Après les Queens of the Stone Age, j’ai donc eu l’occasion de voir The Mars Volta à l’Olympia. Ceci mérite bien une petite review. Je vous rassure tout de suite, elle sera normalement plus courte que la précédente, du fait qu’il n’y a non pas deux mais un seul concert et parce que c’est la première fois que je vois le groupe, donc pas d’antécédent à comparer.

The Mars Volta est un groupe américain, fondé par Cedric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez en 2001, à la suite du split d’At The Drive-In. A la base nommé De Facto, ce side-project devint leur principale activité, au point d’atteindre aujourd’hui 5 albums, dont le dernier sorti cette année The Bedlam to Goliath. Ca c’était pour le côté histoire.
En vrai, qu’est ce que ça donne?
Avant le concert, j’étais prévenue : de bonnes chances que ça dure bien longtemps, du genre 2h45/3h. Et effectivement, ça n’a pas loupé : début du show à 20h20, fin du show à 23h20. Pas de première partie donc.
L’entame du concert commence bien, je reconnais les chansons (ce qui n’était pas assuré vu que je n’ai pas tous les albums à ma disposition), je peux donc suivre un minimum ce qui se passe sur scène.
Les notes s’enchaînent, les huit membres du groupe sont tout de suite à fond, en particulier le gratteux et le chanteur, très chevelu… XD
Les morceaux, très riches en sons de toute sorte sur disque, sont très bien restitués grâce à une très grande maîtrise technique de l’ensemble des musiciens.
Plus les minutes passent plus ils sont dedans, parfois même un peu trop… Le concert est ponctué de (très) longues interludes et break, au point d’en arriver à se demander s’ils sont conscients que le public est toujours la et qu’ils sont dans une salle de concert tellement ils partent dans leur trip. Je sais pas ce qu’ils prennent, mais ça doit être puissant. Mais après chaque passage d’impro et de calme, ça réattaquait encore plus fort.

Arrivée sur la fin, petite partie en acoustique qui est la bienvenue. Je ne suis pas spécialement fan de ce genre d’exercice en temps normal (j’aime bien quand ça arrache on va dire) qui a vite tendance à m’ennuyer, mais la c’était magique. Quand on est retourné par les 2h30 précédentes d’un enchaînement continu de sons en tout genre, cette simplicité à quelque chose d’apaisant, de reposant. Parce que faut les tenir les 3h, surtout debout. ^^

Mais malheureusement pour moi, je sortais d’un week-end de fou (je pense que vous l’aurez bien compris avec la review précédente ^^), du coup j’étais pas vraiment dedans lors de ce concert. Un style totalement différent, un groupe que je connais nettement moins (mais qui me rend très curieuse de part tout ce qui a été fait avant et la qualité de leurs productions) ont fait que je n’étais pas aussi à fond que pour les QOTSA.
Il n’empêche qu’après coup, avec un peu de recul, je me rend compte que c’était plutôt énorme. Rien que la performance en soit, d’arriver à tenir 3h en continu, d’être toujours à fond c’est impressionnant. Et surtout que ce groupe a su se créer son propre monde, son propre univers mélangeant de nombreuses influences, tantôt calmes tantôt rageuses, différents styles qui s’entremêlent pour faire place à une musique d’unique. Vraiment pas quelque chose qui laisse indifférent, et qui surtout marque quand même pour qu’on puisse se dire après coup “putain, quand même” !!

Les deux seuls points quelque peu négatifs à mes yeux (mis à part les boulets présents dans le public) sont le manque de communication du groupe avec le public (on aura eu droit qu’à une petite phrase sur la fin pour annoncer la dernière chanson) et le fait que l’attention soit trop centrée sur les deux membres principaux du groupe. OK ce sont les stars, mais j’aime bien quand tous les membres sont mis sur un même pied d’égalité, d’autant plus quand ceux-ci participent pleinement à ce qui se passe sur scène. Toutefois, cela reste juste un détail, je préfère encore ça à un groupe qui passerait son temps à papoter et finalement livrer une prestation pourrie.
Il n’empêche que c’est un groupe qui mérite sérieusement qu’on y laisse traîner ses oreilles quelques instants, au risque de se laisser happer par la musique. Une chose est sure, s’ils repassent par notre belle contrée prochainement, je serais au rendez-vous !!
Et puis, je crois que je vais me mettre à At The Drive-In aussi. Bon ok, c’est un peu dead maintenant, mais les cd existent toujours !!
Je vous invite également à lire la petite review de Julien, par là : http://blogs.visual-music.org/juju9119/
Photos : Robert Gil.
Plus de détails sur : www.photosconcerts.com
Set List
01 ~ Roulette Dares (The Haunt Of)
02 ~ Viscera Eyes
03 ~ Wax Simulacra
04 ~ Goliath
05 ~ Ourobouros
06 ~ Tetragrammaton
07 ~ Agadez
08 ~ Cygnus… Vismund Cygnus
09 ~ Aberinkula
10 ~ Drunkship of Lanterns
11 ~ Asilos Magdalena
12 ~ Miranda
13 ~ Day of the Baphomets
Ca peut également vous intéresser :
- The Mars Volta @ Olympia – 28/06/09 (Paris)
- Mastodon @ Trabendo (Paris)
- Dredg @ La Boule Noire (Paris)
- Arctic Monkeys @ Zenith (Paris)
- DevilDriver @ La Locomotive (Paris)
Tags: At The Drive In, concert, Mars Volta, Olympia, review

Merci bien pour la petite pub. On a vécu le concert ensemBLe et en gros nos deux reviews se ressemblent. Car toi même tu sais que NOUS, on sait ressentir la musique
Nan mais cool avec la ptite biographie au début etc.., classe
Avec les photos, il donne grave ce petit article ^^
J’aime bien ton blog car j’y découvre plein de choses… Toujours !
[...] Si vous suivez un peu ce qui se passe ici, ce groupe doit vous dire quelque chose. En effet, j’ai déjà eu l’occasion de les voir il y a un plus plus d’un an maintenant, dans la même salle. Pour ceux qui auraient loupé, la petite chronique. [...]