De nouveau une petite envie de vous causer cinéma, à quelques jours du lancement de la fête du cinoche. D’ailleurs, à ce niveau ils se font bien plaisir aussi ! Une place plein tarif achetée, toutes les autres à 3€. Alors certes, ça dure plus longtemps mais quand même : l’année dernière c’était 2€, un peu avant 1,5€ et si on remonte encore plus loin c’était 10 francs. Et dans 3 ans, on en sera à 5€, yeah ! -_-’
Mais bon, quand je cause ciné je ne fais pas que raler, je rigole aussi. Notamment devant Sunshine Cleaning de Christine Jeffs.

Sunshine Cleaning met en scène Rose Lorkowski, la trentaine célibataire (mais un amant marié), un gosse et femme de ménage. Pas la vie rêvée mais la loose, d’autant qu’on apprend par la suite qu’elle était la reine du lycée à l’époque. Elle l’a d’autant plus mauvaise quand elle voit comment toutes ses copines d’alors ont évoluées. Rose n’est seule, sa petite soeur Norah (dont j’adore la dégaine d’ado attardée, je veux le même make up!) enchaine galère sur galère. Rien ne va mieux. Du coup, pour se sortir un peu du merdier elles décident de se lancer dans le business de nettoyage post mortem (aux US, ce sont des entreprises extérieures qui se chargent des choses crades). Bien évidemment, tout ne va pas forcément tourner comme prévu…
Sunshine Cleaning est dans la lignée des films indépendants américains, tels Little Miss Sunshine (même producteurs) ou encore Juno.
On suit une situation qui n’a rien d’extraordinaire, comme peuvent en vivre des millions de personnes chaque jour. Les deux soeurs tentent de se dépatouiller avec maladresse, créant des situations coquasses le long du film. Ce genre de long métrage met souvent en avant des personnages fragiles et touchants, et on y échappe pas ici : difficile de ne pas éprouver de compassion pour les deux héroïnes !
J’ai toutefois moins accroché par rapport aux deux films que j’ai précédemment cité. Il n’a pas l’humour mordant et permanent de Juno, et est moins fouillé à mon gout que Little Miss Sunshine. J’ai en effet trouvé que pas mal de situations arrivaient telles quelles sans qu’on sache bien le avant/après (lorsque Norah devient pote avec Lynn, leur relation puis la fin tout aussi abrupt, ou encore la relation entre Rose et son amant etc.), du coup j’ai eu pas mal de questions (parasites) en tête qui n’avaient pas lieu d’être.
En gros Sunshine Cleaning, sans être exceptionnel ni révolutionnaire, se laisse agréablement regarder pour une bonne petite soirée.
(Et puis allez voir Good Morning England aussi, j’ai pas fait de chronique mais il tue)
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Tags: Christine Jeffs, cinéma, Sunshine Cleaning

« Il n’a pas l’humour mordant et permanent de Juno, et est moins fouillé à mon gout que Little Miss Sunshine »
Tu as tout dis!!!
@ Juju :