Après le Zenith et le Trabendo, me voilà à squatter les planches de l’Olympia. Ou plutôt la fosse !
Ceux qui sont sur scène, ce sont les membres de Porcupine Tree. Ca me parle déjà plus que les deux groupes que j’ai vu ces derniers jours, puisque je les ai déjà vu à deux reprises dont une fois à l’Olympia. Je suis donc un peu plus rodée !
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Mais j’ai également plus d’attentes vis à vis du groupe, ayant d’autant plus des souvenirs très bon de leur précédent passage dans la capitale.
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Verdict !
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La première partie est assurée par Robert Fripp, du groupe mythique des 70′ King Crimson. Eh ben devinez quoi ? J’ai encore rien vu !! ^^
Bon là c’est pas faute d’être arrivée trop tard bien au contraire. Sauf que sur le coup, je savais pas qui c’était et ça m’a pas plus inspirée que ça… (ui, vous avez le droit de me lancer des pierres si ça vous chante)
Du coup, je vais pas m’apesentir la dessus, ça sert pas à grand chose. Il jouera une bonne demi heure, classique pour une première partie.
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Le changement est plutôt rapide et très cadré, puisque Porcupine Tree débarque pile à 20h30. L’accueil du public parisien est plus que chaleureux, démontrant à quel point le groupe est apprécié dans notre verte contrée.
Steven Wilson ne s’y trompe pas et remercie copieusement la foule amassée à ses pieds. D’entrée de jeu, il nous annonce que le concert sera décomposé en deux parties : la première heure sera consacrée au nouvel album – The Incident – qui vient tout juste de sortie, alors que la seconde reprendra d’anciens titres.
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C’est donc une pluie de nouveautés (pas encore eu l’occasion pour ma part d’écouter le nouveau disque) qui nous assaille. La prestation scénique du groupe ne change pas trop des dernières fois, à savoir un jeu de lumière sombre et pesant ponctué de nombreux visuels (torturés, étranges, angoissants) qui leurs sont propres.
Le son est pas trop dégueu et assez équilibré (du moins à mi-fosse et à droite), on entend bien l’ensemble des instruments et la toujours aussi belle voix de Steven Wilson.
Les nouvelles chansons passent pas trop mal mais ne m’emballent pas pour autant. Difficile avec ce genre de son d’accrocher des les premières notes lorsqu’on ne connait pas les morceaux ! Une (voir même plusieurs) bonne(s) écoute(s) tranquille(s) pour m’approprier tout ça est donc nécessaire.
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Comme prévu, au bout d’une heure le groupe quitte la scène, nous laissant avec un compte à rebours de 10mn pour patienter. Et forcément, ça a bien gueulé pour les 10 dernières secondes… ^^
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Tout est toujours aussi chronométré et cadré au millimètre, Porcupine Tree ne perdant pas une précieuse minute pour revenir et finir le concert.
Des notes nettement plus connues s’égrènent et le show reprend ses droits. Je suis déjà plus emballée, forcément je connais les titres. Rien de plus particulier que leur prestation de décembre 2007 mais rien en moins surtout. C’est toujours aussi bon, surtout lors de morceaux comme Lazarus ou Strip the Soul, les enchainements étant bien équilibrés entre morceaux violents ou plus posés.
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Au bout d’une cinquantaine de minutes, Steven Wilson annonce la fin du concert et le public se pose unanimement la question : rappel or not rappel ?
La réponse à cette question est affirmative, on aura droit à trois morceaux supplémentaires, donc le très beau Trains pour terminer… 2h10 de spectacle, qui dit mieux ?
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Encore une très chouette soirée que j’ai passé là, même si pour le coup, il y avait très peu de risques que ça soit pourri. Le groupe fait plaisir à voir, rallongeant son apparition et ayant du mal à quitter la scène parisienne ! Ils espèrent au passage être de retour prochainement, à suivre donc !
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Ca peut également vous intéresser :
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- Dredg @ La Boule Noire (Paris)
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- 65daysofstatic @ La Maroquinerie (Paris)
Tags: Musique, Olympia, Paris, Porcupine Tree, review

Robert Fripp, gentleman absolu et maître d’une musique à la fois inspirée, méditative et apaisante, a fait don à l’Olympia de son art avec une modestie et une délicatesse que les fans de Porcupine – du moins ceux qui m’entouraient – ont accueilli pour la plupart avec des bavardages constants d’une impolitesse incroyable. Rien que pour lui, j’ai passé une soirée délicieuse. Les vrais amateurs dont je suis saluent l’humilité d’un créateur de cette dimension qui joue les ouvertures pour un groupe de bien moindre envergure que le King Crimson à qui ce dernier doit tout. Ensuite… que dire? Steve Wilson est incontestablement un surdoué : très belle voix, jolies compos, il sait presque tout faire. Et alors? Un concert chiantissime, ponctué de riffs métal déjà mille fois entendus mais dépourvus des tripes requises, entrecoupé de deux lumineuses interprétations de « Normal » et d’un autre titre dont j’ai oublié le nom mais où il est question d’ »electricity » -excellent. Le tout auréolé de projections d’images à se coller une balle pour faire comme le Floyd mais tout le monde s’en fout. En gros, on ressortira volontiers nos vieux Pink à qui ils ont pompé « Time flies » note pour note (réécoutez « Animals »), Led Zep et autres Massive qui ont pu l’inspirer, en se demandant pourquoi un type aussi doué se complaît avec une telle constance dans un trip d’ado énervé qui ne fascine que lui. En un mot : dommage. Il devrait plaquer son orchestre d’accompagnateurs et revenir à Blackfield, ou même se contenter de composer et laisser à d’autres le soin d’exécuter la bouillie sonore qu’il affectionne tant. On avait tous quarante balais passés dans la salle, et il en aurait fallu plus pour nous faire décoller. Steve Wilson se trompe gravement de cible. Qu’il fasse de vrais choix, il en a largement la capacité, mais qu’il arrête de croire qu’on tremble avec ses riffs lourds qui ne font peur à personne. On est en 2009, on veut du neuf !
@ Phil : eh ben, j’ai envie de dire merci beaucoup pour cet avis très éclairé ! Pour ma part, je ne revendique pas et je suis bien loin d’un tel niveau de connaissance, surtout vis à vis dans « anciens » groupes… Mais ta vision des choses est très intéressante et surtout me donne envie de creuser un peu tout ça, toutes ces discographies ultra fournies et sur lesquelles je ne sais pas par où commencer…
Quant au rythme du concert, le concept était pas mal à la base (l’idée de scinder en deux pour essayer de mettre en valeur le nouvel album) mais quand on ne connait pas les titres, ça manque un peu de souffle.
Merci !
Hann, chanceuse, Porcupine Tree!!
J’espère que tu as apprécité le concerrt ^^
@ Lyra Sullyvan : ça oui, c’était fort chouette !! Et la salle de l’Olympia se prête admirablement bien à leur musique, donc c’était que du bonheur !!