Je fais d’une pierre deux coups avec cette review, puisque je vais vous compter mes impressions sur non pas un mais deux concerts.
Le groupe en question ? Nine Inch Nails. Trent Reznor quoi. Un des derniers groupes que je voulais ABSOLUMENT voir en live à tout prix, après les avoir loupé lors de leurs passages en 2007. Quelle idée de faire des concerts quand je pars au ski quoi, j’vous jure.
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Inutile de préciser que j’attend donc ces dates avec un mélange d’appréhension et une impatience de dingue. Les concerts de Nine Inch Nails ont la réputation de foutre une claque, reste à voir si ça sera effectivement le cas au Zenith de Paris ce 7 juillet. Et si je prendrais le retour qui convient à la Rockhal au Luxembourg deux jours plus tard, le 9 juillet.
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Verdict.
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L’aller (Le Zenith)
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Pour une première, je décide d’arriver bien tôt histoire d’avoir une place digne de ce nom en fosse. Je suis pas la seule à avoir eu cette idée (étonnant), y’a déjà pas mal de queue à 17h30. Et des p’tits veinards qui sortent je sais pas d’où qui ont déjà passé les premières étapes de la sécurité et attendent sagement devant le Zenith. Ouverture effective des portes peu après 18h, mes Palmitos ne passeront pas la fouille, bouffe interdite. Tsss, tout ça pour nous faire raquer à l’intérieur !
Manque de bol mais pas surprise, les premiers rangs de la fosse ont été pris d’assaut. On se contentera donc du 3/4ème rang légèrement excentré sur la droite, pas loin des baffles. Emplacement classique en soit. A noter la forte présence féminine, ça change de Mastodon de la veille. Et des luminaires installés qui laissent présager de très bonnes choses !
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La première partie est assurée par les Danois de Mew. Je connais pas du tout et ne sais donc pas à quoi m’attendre. Coup de frayeur quand même en voyant débarquer trois gus qui commencent à jouer debout les uns contre les autres, ça me laisse assez dubitative. Finalement, guitare/batterie and co seront bien au rendez-vous, pour nous distiller une sorte de pop/rock venue du Nord. Ca se laisse écouter mais ça ne me transcende pas. J’aime pas être méchante avec les premières parties, mais la j’avoue, je suis au Zenith pour Nine Inch Nails et pas le reste.
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Après nous avoir bien enfumés pour raisons visuelles, le groupe débarque à l’heure vers 20h45.
Le public, déjà chaud bouillant, réagi comme il se doit aux premières notes de Somewhat Damaged, à laquelle Terrible Lie prendra la suite. Au point que ça devient vite intenable aux premiers rangs pour des petits gabarits ! Complètement compressée et ballottée de tous les côtés, je résiste tant bien que mal sur les premières chansons pour finir par me décaler un peu. Toujours très bien placée ceci-dit, juste en face d’un Robin Finck déjanté et adorable qui nous balancera un nombre incalculable de bouteilles de flotte… ^^
Le show en lui même s’articule en trois temps : ça envoie sec au départ avec des titres comme March of the Pigs ou Reptile, puis La Mer viendra poser un peu tous les esprits. Elle est suivie des très beaux The Fragile ou Non-Entity. Certains ont trouvé ce passage chiant, moi il m’a subjuguée. J’crois que c’est à ce moment que je me suis vraiment rendue compte de la tuerie à laquelle j’assistais. Ca repartira encore de plus belle avec un Wish de tarés qui va littéralement retourner la fosse. Un événement particulier viendra se glisser 3/4 du concert, puisque c’était le jour même des 21 ans d‘Ilan Rubin, le batteur. Avec gateau d’anniversaire et strip-teaseuse s’il vous plait…XD
On échappe évidemment pas à Hurt, interprétée magnifiquement. Le set se termine au bout d’1h45, en folie furieuse par The Hand that Feeds et Head Like a Hole.
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Pour une première expérience de NIN, c’était juste énormissime. Trent Reznor n’usurpe absolument pas sa réputation de génie quand on voit l’énergie et la créativité déployée. Les jeux de lumière, même s’ils n’atteignent pas le côté irréel de ceux proposés lors de la tournée américaine de Light in the Sky, sont très élaborés et donnent un aspect encore plus sauvage à la musique déjà furieuse balancée sans pitié dans nos oreilles.
Et quand on parle du son. Mais le son quoi !! Jamais je n’ai entendu une aussi bonne qualité, que ça soit au Zenith ou ailleurs. Faudrait qu’ils pensent à prêter leurs ingés son à environ 90% des groupes, mais la c’était quasi parfait. Et c’est pas faute de faire des concerts pour comparer…
Vous l’aurez donc compris, j’ai juste pris une énorme baffe. J’étais prévenue, c’est souvent le cas quand on voit Nine Inch Nails en concert. Et je n’ai qu’une hâte, me retrouver au Luxembourg !!
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Set List @ Zenith (Paris)
Somewhat Damaged
Terrible Lie
Heresy
March of the Pigs
Reptile
The Becoming
I’m Afraid of Americans (David Bowie cover)
Burn
Gave Up
La Mer
The Fragile
Non-Entity
Gone Still
The Way Out is Trough
Wish
Survivalism
Physical (You’re so) (Adam Ant cover)
The Day The World Went Away
Hurt
The Hand That Feeds
Head Like a Hole
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Le retour (La Rockhal)
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J’ai à peine eu le temps de digérer mon concert avec une journée de battement, que me revoilà en place pour revoir Trent et ses acolytes. J’ai déjà testé la petite salle de la Rockhal avec Porcupine Tree en automne dernier, je vais voir ce que donne la grande salle cette fois-ci. Ben c’est une sorte de hangar basique, pas spécialement accueillant. Sans gradins. Ca, ça fait bizarre.
Je me place (quasi comme d’hab) devant à droite. Même endroit que pour le Zenith, la scène est toutefois moins longue.
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Pour la première partie, pas de changement au programme, c’est toujours Mew qui s’y colle. Et pas de surprise non plus ici, ils nous joueront le même set. J’accroche toujours pas plus que ça. L’accueil du public est nettement plus froid qu’au Zenith. Ca laisse rien présager de bon, je sens les gens assez mous du genou…
Le son m’a également l’air plus dégueu qu’à Paris.
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Le petit enfumage désormais habituel (on dirait une tox’ qui cause la) et les ricains déboulent à 21h30.
La encore, pas de quartier : Pinion et Wish d’entrée de jeu, y’a de quoi être soufllés ! Sauf que là où deux jours avant j’étais piétinée, ben rien, aucuns mouvements (ou infimes aller). Le public mettra énormemément de temps à se réveiller à mon gout, Reznor étant littéralement obligé de le porter à bout de ses (gros) bras. L’ambiance globale s’en ressent beaucoup pour la peine, il n’y a pas la même osmose et la même communication qu’avec la foule parisienne. Et dire qu’on dit que les français sont un mauvais public !
Je ne vais pas m’apensetir plus que ça sur les gens, parlons du set voulez-vous?
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Le concert va suivre la même structure, à savoir dynamique/calme/dynamique. On retrouve les éléments de base qui ont fait le succès de Nine Inch Nails tels March of the Pigs, Gave Up, Survivalism ou encore Head Like a Hole, mais également trois titres du dernier album The Slip (ahah, ça me fera toujours autant rire, pardon) avec Discipline (dont je vous conseille de jeter un oeil au clip, c’est n’imp’), 1.000.000 ou encore Echoplex. Les titres me semblent dans l’ensemble plus calme, offrant une autre facette du groupe.
J’avais peur pour le son, mais aucune crainte à avoir en fait, c’était de nouveau très bien !! Quel plaisir de pouvoir distinguer clairement la voix et les instrus !!
Le tout se terminera 2h plus tard, un peu plus long que pour le Zenith donc.
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Alors certes, je n’ai pas pris la même claque que deux jours avant, la faute à des petits détails qui auront fait la différence. Mais il n’empêche que c’était une sacré belle soirée. De voir des concerts comme ça motive vraiment à se bouger et y’a pas à dire, on en a pour son fric. Nine Inch Nails est vraiment un groupe à voir sur scène tant leur musique prend une autre dimension en live, une puissance phénoménale mais qui ne vous écrase pas pour autant. Un bel équilibre entre boucherie et subtilité quoi. Si, si c’est possible !
Je ne peux que vous recommander plus que chaudement de vous bouger à Nimes si vous en avez l’occasion !! Dans les arênes, ça doit être monstrueux ! D’autant que ça serait (mais j’y crois pas) la dernière tournée de Reznor qui dit vouloir arrêter. Mouais. Un mec comme ça ne peut pas se passer de scène, cépapotib’ comme dirait l’Abbé Pierre.
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Set List @ Rockhal (Luxembourg)
Pinion
Wish
Last
Discipline
March of the Pigs
Piggy
Reptile
Burn
Gave Up
La Mer
Something I Can Never Have
Non-Entity
Gone, Still
The Downward Spiral
Mr. Self Destruct
1,000,000
Echoplex
Survivalism
The Good Soldier
The Day The World Went Away
Dead Souls @Cover[Joy Division]
The Hand That Feeds
Head Like A Hole
Hurt
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Ca peut également vous intéresser :
- Bilan concerts 2009
- Limp Bizkit @ Zenith (Paris)
- Queens of the Stone Age @ Zenith (Paris) / Atelier (Luxembourg)
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Tags: live reports, Luxembourg, metal indus, Musique, Nine Inch Nails, Paris, review, Rockhal, Zenith

Bonjour,
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Je suis tombée sur ton blog suite à une recherche concernant un peu les avis sur le concert de NIN au Rockhal.
Tout d’abord, waaoouuhh : petite veinarde! 2 dates de NIN en 2 jours, je suis juste jalouse ^^. Et le set parisien, tel que tu le décris, fait amèrement regretter de ne pas y être allé!
Cependant, et ce pour la 4ème fois, j’ai eu l’honneur et la joie de les voir le 9, tout comme toi, au Lux. Bon. Il est vrai que le public n’était pas trop chaud bouillant, mais du côté droit (à l’opposé du tien si j’ai bien tout suivi ^^), je peux te dire que ça balançait tout de même un chouilla au début. Public qui s’est malheureusement bien calmé par la suite effectivement…(en même temps, le set est « construit » par ce triptyque que tu as bien décrit : dynamique/calme/dynamique). Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir tenté (avec mes maigres moyens de fille ^^) de faire bouger mes voisins proches et de créer une osmose qui se serait propagée (oué, je vois grand moi hihi).
Malgré tout, et très honnêtement, c’est un des meilleurs shows de NIN qui m’est été donné de voir. Largement supérieur à celui de Lille il y a 2 ans et complètement différent de ce qu’un groupe comme NIN peut proposer sur un festival (où les moyens techniques ne sont vraiment pas les mêmes).
Un excellent concert donc et une fin tristounette (c’est moi ou c’était super poignant la sortie de Trent de dos, le bras en l’air comme pour nous saluer après « Hurt » ??) où on sent que le leader de NIN a un petit pincement au coeur de lâcher ses fans.
Mais tout comme toi, je crois que c’est simplement impossible qu’un mec comme lui quitte la scène
Hasta la vista, j’ai envie de dire!
Désolée pour le com’ aussi long, mais tu m’as donné envie de poster mon avis suite à ton très bel article
Limace
Merci pour ce petit comparatif bien sympa et pour les set lists.
J’étais à celui de la Rockhal et c’est vrai que le public luxo est un peu mou du genou ! Je me suis tout de même bien éclatée !!!
@ DameLimace : pour la longueur du com’, je dirais presque que plus c’est long mieux c’est !! C’est tjs sympa d’avoir l’avis d’autres personnes…
donc c’est moi qui te dit merci !!
Et pour le Lux, si la date m’a fait moins d’effet que celle de Paris, c’est vraiment que celle de Paris était un truc de fous… Et que c’était ma première pour NIN, donc forcément ça marque !
@vtori57 : De rien !
c’était quand même un sacré concert, la dessus on est d’accord !
Pour le concert du Zénith. Un seul mot: une tuerie! Un son de malade effectivement, et une setlist de rêve.
Je ne dirais pas que c’était mieux que l’Olympia en 2007 (mon premier live de NIN), parce que c’est quand même une salle incroyable pour voir un tel groupe.
Et sinon, pour les fans, le concrt de fin juillet dans les arênes de Nîmes sera certainement mémorable également!
J’habite là-bas et je ne serai même pas là!!! Pour avoir assisté à d’autres live dans ces arènes (DM, Daft Punk, Placebo…), vous pouvez vous jeter dessus, ça sera incroyable…
Cheers
David
‘alut,
J’étais également au Zenith et je doit dire que ta review fait plaisir à lire. Mes impressions sont les mêmes, a savoir,
En version courte : C’etait un trucdemegafoumaladedelamortquitue.
En version longue : La setlist était tout simplement énorme et à mon humble avis très bien destinée au public de fans parisiens que nous étions. Entre les morceaux typés « méga patate » et ceux plus intimistes, l’équilibre était tout simplement parfait. L’enchainement Burn/Gave Up m’as littéralement explosé un bras. Quant à Hurt, pour la première fois, j’ai pleuré pendant un concert, si, si … L’énergie de Trent sur scène m’as fait absolument oublier toutes les références que je connaissais en matière de présence sur scène. Just awesome.
Encore deux choses.
Le son, le SON ! Perfect quoi. J’ai eu le sentiment d’avoir vraiment 5 tracks séparées : la gratte de Robin, la basse de Justin, la batterie d’Ilan, le synthé et la voix de Trent. Comme tu le dis si, bien, « si NIN pouvait préter ses ingés son … »
Et le public. Mazette. L’énergie dépensée par Trent n’avait d’égal que celle des fans dans la fosse. Si bien qu’en face de Justin en début du concert, me suis retrouvé devant Robin vers la fin ^^
‘alut,
J’étais également au Zenith et je doit dire que ta review fait plaisir à lire. Mes impressions sont les mêmes, a savoir,
En version courte : C’etait un trucdemegafoumaladedelamortquitue.
En version longue : La setlist était tout simplement énorme et à mon humble avis très bien destinée au public de fans parisiens que nous étions. Entre les morceaux typés « méga patate » et ceux plus intimistes, l’équilibre était tout simplement parfait. L’enchainement Burn/Gave Up m’as littéralement explosé un bras. Quant à Hurt, pour la première fois, j’ai pleuré pendant un concert, si, si … L’énergie de Trent sur scène m’as fait absolument oublier toutes les références que je connaissais en matière de présence sur scène. Just awesome.
Encore deux choses.
Le son, le SON ! Perfect quoi. J’ai eu le sentiment d’avoir vraiment 5 tracks séparées : la gratte de Robin, la basse de Justin, la batterie d’Ilan, le synthé et la voix de Trent. Comme tu le dis si, bien, « si NIN pouvait préter ses ingés son … »
Et le public. Mazette. L’énergie dépensée par Trent n’avait d’égal que celle des fans dans la fosse. Si bien qu’en face de Justin en début du concert, me suis retrouvé devant Robin vers la fin ^^ Un veritable mouvement de foule, on était tous là pour NIN, la dessus, y avait pas photo. Quant à la première partie de Mew, j’ai pas super accroché non plus, mais ca reste sympa =)
Bref, j’y retourne dès que j’en ai l’occassion. Et NAON, Trent, il faut pas qu’il arrete, pas maintenant, pas tout de suite, pas possible hein …!
Merci pour ton très bel article & à peluche.
@ David : rien que pour la salle de l’Olympia, ça devait sacrément bien donner !! Surtout pour un premier live de NIN !
C’est vraiment balot pour le concert des arènes tout de même… J’hésite perso, c’est vraiment tentant, mais financièrement ça risque de faire juste…
@ Norge : Il a vraiment fait l’unanimité ce concert, j’ai pas lu d’avis négatif (même un petit point) pour l’instant…
Pour le son et le coup des 5 tracks comme tu dis, c’est vraiment le sentiment que j’ai eu : pas de mélasse sonore mais des sons très distincts… Preuve que le Zénith peut le faire !! Impression confirmée par le Lux d’ailleurs.
Pas mal la traversée en largeur de la fosse, t’as pu bien profiter de tous les zikos ! ^^
Et sinon, d’après les dernières nouvelles, Reznor n’arrêterait pas la zik mais ne se sentirait plus en phase avec « l’esprit » NIN… Plus heureux et moins tourmenté le garçon quoi, il veut passer à autre chose ! A suivre donc ! Mais au moins, j’aurais pris ma claque NIN, c’est ce qui compte !