novembre 11, 2009 6

Massive Attack @ Zenith (Paris)

By boubou in Musique, 1 922 lectures.

Et pour changer, encore une !! C’est pas de ma faute si tout tombe à peu près au même moment et que cette fin d’année est particulièrement chargée ! Pour les jours à venir, ça sera un peu plus calme et j’aurais le temps de vous causer un peu plus littérature.

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Mais trèves de bavardage, voyons plutôt à qui nous avons affaire aujourd’hui. Enfin hier quoi. Quoi que pour aujourd’hui, ça pourrait passer, vu que est sur en ce moment, pour deux concerts. Et c’est au que ça se passe.

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massiveattack

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Review.

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Je vais pas vous présenter le Zenith, je pense que vous savez déjà à quoi vous en tenir. Ce concert, ça peut paraître paradoxal, mais j’ai choisi de le passer en fosse. La faute à des prix juuuuste un petit peu élevé (40€ et des poussières pour la fosse, je sais plus à combien montaient les gradins mais ça devait être pas loin de 50/55€. Outch) et la peur de somnoler. Bon surtout le prix, je vous l’accorde.

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Un peu comme d’hab, j’ai pas trop fait gaffe à l’artiste qui a la charge d’ouvrir la soirée. Le temps de prendre une bière, le spectacle commence et je me dirige tranquillou vers la scène.

Sur place, deux étranges personnages squattent les planches : un ninja qui se charge de toute la à lui tout seul (batterie, instrus chelou, percussions etc.) et une princesse de conte de fée, vêtue d’une robe rose flashy digne d’un bal de dessin animé de Walt Disney. Pas de besoin de réfléchir longtemps de qui il s’agit, puisque son nom – Martina Topley-Bird – est inscrit sur un panneau derrière elle.

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La dame en question a collaboré à plusieurs reprises avec les gars de Massive Attack et c’est accessoirement l’ex femme de Tricky.

Une première partie qui colle complètement à la suite donc, aussi bien de part ses affluences et ses affinités avec le groupe que par sa musique. Une sorte d’électro-pop acidulé, un peu mélancolique par moment, et une ambiance qu’on dirait sortie d’un conte de fée. Plutôt sympathique, d’autant qu’elle a une très belle voix !

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La classique entracte et c’est au tour des anglais de Massive Attack de venir enflammer le Zenith.

Personnellement, c’est mon premier concert de cette formation, et n’étant pas une méga-fan-de-la-mort-qui-tue je n’ai pas du tout pris le temps de voir ce qu’ils proposaient sur cette tournée, vu que les set list sont apparemment les mêmes chaque soir. Mon autre grande question, plus vaste celle là, est de savoir comment ils vont se débrouiller pour faire vivre sur scène leur musique. En effet, quand on voit la photo qui illustre cet article, il n’y a que Robert Del Naja et Grant Marshall (deux des membres fondateurs du groupe, également vocalistes) de présents.

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Au vu de l’installation déployée, la réponse va vite arriver. Ils sont sacrément secondés !! Car en plus de la multitudes de claviers dispersés, on trouve entre autres guitare, basse, double batterie (grande classe), tous les ingrédients d’un groupe classique réunis sur scène donc.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat est plus qu’à la hauteur. Dès le début, on est happé par la musique sourde et lancinante de Massive Attack, ce côté un peu lourd et pesant sans pour autant être agressif tellement propre au trip-hop. D’où je suis placée, le son est bien rendu, les basses ne sont pas trop mises en avant (évitant ainsi des problèmes de sono caractéristiques), à leur juste valeur au milieu de la multitudes d’éléments musicaux présentés.

J’ai beaucoup aimé le jeu de lumière, à la fois simple et minimal mais collant tellement bien avec leur discographie. Tout par de la base de la scène, créant un côté un peu intimiste, chose pas évidente dans une salle comme le Zenith. Un « mur » disposé en fond de scène enverra des messages tous le longs du concert, traitant essentiellement de liberté, d’égalité, des thèmes critiques du moment. Petit bémol, le défilement trop rapide des mots ou phrases, on a pas le temps de lire et ça peut faire perdre le fil à trop se concentrer dessus.

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La tournée servant de base à la sortie d’un nouvel album, les ptits gars de Massive Attack nous ont logiquement joué des nouveautés, à l’image de Bulletproof Love et Hartcliff from Star. Mais les anciens albums sont plus que mis en valeur et notamment Mezzanine. Mais la richesse de ce concert vient aussi de la présence de nombreux chanteurs : Martina Topley-Bird fait donc son apparition sur plusieurs morceaux (et en particulier sur Teardrop, magique) ou encore d’une seconde demoiselle (si vous avez son nom, c’est avec plaisir que je le rajouterais, je voudrais pas dire de bêtises), sublime sur Unfinished Sympathy. Et comment ne pas évoquer le grand Horace Andy ? Sa voix est juste ébouriffante, pour moi c’est limite lui qui me « cause » le plus Massive Attack, tellement on le reconnait entre mille et tellement leur collaboration à donné lieu à des perles, telle Angel.

Un double rappel (goooood) pour finir sur Karmacoma, et le public applaudit à tout rompre. Les lumières du Zenith se rallument alors, mettant fin à la magie du spectacle, mais les anglais non pas plus envie que ça de repartir, et profite quelque instants de plus de l’ovation qui leur est accordée.

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Pour la durée, j’avoue que je ne pourrais pas vous répondre précisément à ce sujet. Je dirais aux environs d’1h45 mais étant donné que je n’ai absolument pas vu le temps passer, c’est un peu difficile !!

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Un excellent concert, qui se classe sûrement parmi un des meilleurs que j’ai pu faire cette année. Pas un moment d’ennui, et aucun regret d’avoir pris une place en fosse car mine de rien, on bouge quand même et on est plus « dans » le spectacle qu’en gradin. Même si ça devait être terrible peu importe sa place, je n’en ai aucun doute.

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set list massive attack zenith

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6 Responses to “Massive Attack @ Zenith (Paris)”

  1. Pola Reed dit :

    C’est Deborah Miller la ptite dame!!
    Et ouais,tu résumes bien le truc,concert « prenant »,ça me casse les couilles d’avoir tourné de l’oeil pendant 2-3 chansons -_-
    et c’est cool de pas avoir juste 2 gugus derrière des ordis et des claviers,on a eu un « vrai » groupe,et deux batteries ‘taingue!!
    Et la cholie Martina qui squatte le merch avec son merveilleux ninja c’était bien sympatoche!

  2. Céline dit :

    @ Pola : merciiiii très chèèèère !!! C’est balot en effet ! Mais bon, t’as pu en voir quand même un bon bout c’est ce qui compte ! Et le coup du merch’, j’avoue c’est pas tous les jours qu’on voit ça… :)

  3. Guillaume dit :

    Je les ai vu à Metz, du beau live en effet, ils ont réussi à muscler leur musique juste ce qu’il faut pour faire bouger le public.
    J’aurais juste aimé qu’ils jouent plus longtemps, et qu’ils nous fassent plus de ziks des tous premiers albums, ceux qui ont marqué ma jeunesse…

  4. Céline dit :

    @ Guillaume : c’est exactement ça ! La dose exacte d’intensité qu’il faut pour donner au live toute sa chaleur et son énergie, pas évident avec ce type de musique ! Et c’est toujours trop court quand on apprécie, j’avoue ne pas avoir vu le temps passer… ^^

  5. jf dit :

    Les ai vus à la même époque à Forest National, et il faut avouer que malgré le son réputé pourri de cette salle, c’était grand! Leur nouvel album,(Heligoland) vaut la peine, même si pas spécialement évident à la première écoute, assez sombre et lancinant…

  6. boubou dit :

    @ jf : j’ai pas encore eu l’occas’ de laisser trainer mes oreilles sur Heligoland, et ça me tarde d’ailleurs ! Le rendu était vraiment bon au Zenith et les critiques ont l’air unanimes sur la qualité de l’album. J’ai presque envie de dire « tant mieux » s’il n’est pas simple d’abord, ça demande plus de réflexion et de patience, ce qui pour ce genre de zik est plutôt bon signe !

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