J.R.R Tolkien
Une biographie un peu particulière aujourd’hui puisqu’elle rentre dans le cadre du dossier sur le Seigneur des Anneaux, dont vous avez normalement pu suivre différents articles depuis une semaine. Il commence à y avoir pas mal de billets, donc plutôt que de mettre tous les liens déjà existant ici, je vous invite à vous rendre sur la page concernée… (Le lien est juste avant si vous êtes perdus… ^^)
Evoquer le travail de J.R.R Tolkien sans creuser un peu sur l’auteur serait quand même dommage, donc c’est bibi qui s’atèle à vous présenter un peu le personnage. Tout le monde a déjà entendu parler de Tolkien, mais savez-vous qui il était réellement?
C’est dans la suite !

John Ronald Reuel Tolkien (appelé plus communément Ronald par sa famille) est né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud. Son père, Arthur Tolkien (lui même d’origine allemande) y ayant déménagé pour des raisons professionnelles.
Sa mère, Mabel Suffield, est quant à elle issue d’une famille commerçante des Midlands. C’est suite aux problèmes de santé de son ainé qu’en 1896, qu’elle décide de retourner sur les terres de sa patrie d’orginie, l’Angleterre, et plus précisemment dans le village de Saherole, près de Birmingham. Elle y est également accompagnée par son second fils, Hilary Arthur Reuel.
Son père, resté en Afrique du Sud, décèdera le 15 février 1896 d’une hémorragie.
Mabel se charge d’éduquer ses deux enfants, apprenant ainsi à Tolkien à lire à seulement 4 ans. Celui-ci se distinguera également en dessin, ainsi qu’en langues… Ca commence fort !
En 1899, il tente l’examen d’admission à la King Edwars School mais sans succès. Ce n’est que l’année d’après qu’il obtient le précieux sésame. Ses études confirmeront ses talents linguistiques, notamment via l’apprentissage des anciennes langues anglo-saxonnes.
Malheureusement pour des raisons financières, sa mère devra le retirer de cette école, pour le placer au collège catholique St Philips. Cependant, le niveau trop faible de cet établissment pousseront le jeune Ronald a réintégrer son ancienne école en 1903, où il y gagnera un prix.
L’année suivante, le malheur s’abat de nouveau sur sa famille suite au décès de sa mère à l’âge de 34 ans. Les deux jeunes garçons sont alors placés sous la tutelle du père Francis Morgan, prête catholique de son état.
Ils resteront une année sous son autorité, puis iront vivre chez une tante à partir de 1905, chez qui il va lier connaissance avec une certaine Edith Bratt…
Sauf que le père Francis s’aperçoit qu’entre les deux jeunes gens (petit rappel : 20 ans pour elle et 17 ans pour lui), il finit par y avoir un peu plus que de l’amitié dans l’air. Nous sommes alors en 1909 et il ne l’entend pas de cette oreille : pour lui, les études passent avant tout et refuse toute négociation, ça sera le déménagement ou rien ! Chose effective en 1910…

Ce ne sont que quelques années plus tard, en 1913, qu’il est enfin autorisé à revoir sa chère Edith. Il a alors 21 ans, mais les choses sont loin d’être simple puisque lorsqu’il la retrouve, c’est déjà fiancée à un certain George Field ! Quelle cruelle désilusion… Ne perdant toutefois pas espoir, il s’accroche et finit par la convaincre de quitter son fiancé, pour l’épouser lui à la place.
A croire que ses dons de persuasion sont effectivement très efficace, puisque le mariage est célébré le 22 mars 1916. De cette union naitront quatre enfants : John en 1916, Michaël en 1921, Christopher en 1924 et Priscillia en 1929.
Mis à part ça, la vie continue et les études aussi, à Oxford si vous voulez tout savoir et jusqu’en 1916. La 1ère guerre mondiale bat alors son plein, J.R.R Tolkien combattra en France en juin dans la très meurtrière bataille de la Somme, comme sous-lieutenant des Lancashire Fusilliers.
Il sera finalement rapatrié pour cause de « fièvre des tranchées» en novembre 1916. C’est d’ailleurs durant cet épisode qui débutera la création de la langue des Elfes, (le haut-elfique ou quenya) et débutera l’écritude du « livre des contes perdus» , plus connu de nos jours sous le nom du Silmarillion.
Son diplôme en poche en 1919, il débute dans la vie active en tant que lexicographe sur le réputé Oxford English Dictionary jusqu’en 1921. Il obtiendra par la suite le poste de maître-assistant, puis professeur de langue anglaise à Leeds en 1924.
L’année 1925 est marquée par son déménagement à Oxford et son entrée au Pembroke College, dans lequel il enseignera pendant 24 ans. Il excellera dans son domaine de compétence, mais également en philologie et prendra part à de nombreux travaux littéraires, comme par exemple des études sur Chaucer (1936), sur des poèmes anglo-saxon du VIIe siècle (comme Beowulf), ou encore les légendes arthuriennes.
Il recevra de nombreux honneurs de la part d’universités du monde entier. Notamment américaines avec comme chef de file Harvard (excusez du peu) qui l’invite en 1957 pour lui décerner plusieurs honneurs. Malheureusement, l’état de santé de son épouse aura raison de ce voyage.
1959 sonne pour lui l’âge de la retraite à Bournemouth (Royaume-Uni), bien méritée après tant de temps passé dans l’enseignement. En étant au passage nommé membre honoraire du collège d’Exeter et membre émérite du collège de Merton.

Celle-ci décèdera le 29 novembre 1971, J.R.R Tolkien fera écrire « Lúthien» sur sa tombe, en hommage à l’inspiration qu’elle lui offrit pour un passage du Silmarillion, dansant pour lui dans un bois alors qu’ils étaient encore étudiants.
Il retourne finalement à Oxford, où il recevra un doctorat ès lettre honoraire. La Reine elle-même le distinguera en 1972 en lui remettant le C-B-E (Commender of the order of the British Empire, l’équivalent de notre Légion d’Honneur).
J.R.R Tolkien s’éteint le 2 septembre 1973, à l’âge de 81 ans.
Une vie en soit classique, malgré par des évènements que beaucoup de son époque auront vécus. Et une imagination hors normes, un esprit sans cesse en ébulition qui laissera une quantité titanesque d’informations, d’histoires, des mythes et de rêve que son plus jeune fils Christopher s’est chargé de compiler, d’organiser et de publier.
[...] biographie de JRR Tolkien, sur Dans la Lune [...]
Bravo pour cette agréable biographie !
Simple remarque, par contre, je trouve qu’il y a deux manques, le premier sur le catholicisme, le second sur la période de publication de Bilbo et du Seigneur des Anneaux. Est-ce volontaire ?
[...] Livre – “Biographie de J. R. R Tolkien“ sur Dans la Lune Livre – “Le Retour du Roi” de J. R. R Tolkien sur Fant’asie [...]
Belle biographie. j’ai appris plein de choses sur le monsieur et son enfance.
Par contre comme Zelphalya, je m’attendais aussi à un petit récapitulatif sur l’histoire de la publication des oeuvres.
Mais bon ton article est déjà bien riche ainsi.
Bravo
Merci !
Pour le catholicisme, c’est vrai que je n’en ai pas parlé alors que ça a beaucoup influencé Tolkien.
Et pour les publications, j’y ai pensé et je me suis dit que ça allait être un sacré travail en plus pour faire quelque chose de correct. Plutôt que de bâcler ça, j’ai préféré me concentrer sur la biographie « pure» de Tolkien. Mais dès que j’ai un peu de temps, je compléterais l’article avec un petit résumé de ses oeuvres.
C’est déjà une belle biographie telle quelle ! Elle a surtout l’avantage d’être très épurée, accessible, simple à lire et à retenir. Ca change des encyclopédies imbuvables.
A noter, une très bonne biographie sur les trois éditions longues des films de Jackson, dans les bonus du DVD.
[...] Biographie de J. R. R Tolkien sur Dans la [...]
@ Azariel : si c’est l’impression qu’elle t’a donné, je suis ravie car je voulais quelque chose qui soit agréable à lire, pas trop barbant et instructif quand même…
Et faut que je regarde les bonus aussi tient !! J’avais commencé, c’était super intéressant en plus !
@ Céline : Et comme disait Yoda : « fais-le, ou ne le fais-pas. Il n’y a pas d’essai» Alors en piste pou regarder la fin, je suis sûr que tu trouveras cela passionnant également