Il y a quelques mois de ça maintenant, j’ai eu la chance de pouvoir participer à l’opération Masse Critique. Quelques mots rapides à propos de cette initiative : si vous êtes inscrit sur Babelio et que vous possédez un blog (un minimum littéraire), vous pouvez choisir des ouvrages parmi une liste proposée. Si vos choix sont tirés au sort, vous recevez gratuitement le(s) livre(s) chez vous. Seule condition, écrire une critique (bonne ou mauvaise) en retour, sur le blog/le site Babelio.
A mon tour donc de vous donner mon avis concernant mon choix, Ecorchée par Adele Hartley.
Trente ans. C’est le temps qu’il a fallu à Skirving pour dénicher la femme parfaite. Trente ans à observer les parades amoureuses de ses semblables, à les regarder s’accoupler, à mépriser la petitesse de leurs modes de vie. Trente ans avant que sa patience soit enfin récompensée. Seulement, peu de temps après leur rencontre, Shauna, sa petite amie, est victime d’un crime odieux. Et voilà Skirving condamné à reprendre sa quête de l’amour absolu. Le problème, c’est que toutes les femmes qu’il rencontre le déçoivent cruellement, bafouant ainsi la mémoire de la disparue… et obligeant Skirving à les châtier sévèrement. Or, dans le domaine de la cruauté, il n’a jamais manqué d’imagination, et c’est en lettres de sang qu’il écrit son amertume, ses exactions laissant sans voix les inspecteurs lancés à ses trousses.
Quant à la jeune Cassie, elle ne sait pas encore que Skirving a jeté son dévolu sur elle et qu’il compte bien tout mettre en oeuvre pour cette fois, arriver à ses fins et former avec elle le couple idéal !
Plutôt alléchant d’après le quatrième de couverture, d’autant que j’étais en pleine lecture de la trilogie de Joshua Brolin, par Maxime Chattam (dont je vous parlerais surement bientôt).
Moi qui m’attendais donc à un thriller « classique », bourré d’intrigues et d’actions, je dois avouer que j’ai été quelque peu déçue.
Plusieurs raisons à cela :
- L’auteur passe beaucoup de temps sur Cassie, le personnage principal. Elle nous raconte sa vie, depuis toute petite à actuellement, ses malheurs… Ces élément sont bien entendus nécessaires pour mettre en oeuvre la trame générale du livre, mais cette partie prend ici beaucoup trop d’importance, sans forcément apporter d’éléments vitaux à l’intrigue. J’en suis venue à m’impatienter pour savoir quand les choses allaient vraiment s’accélérer.
- Il y a peu de scène de crime à proprement parler, le méchant de l’histoire, Skirving est peu mis en valeur… Alors qu’il y aurait matière à creuser le personnage, il est ici très peu charismatique…
Bref, un roman qui s’annonçait prometteur et qui s’avère être moins prenant que prévu… Toutefois, il s’agit là du premier roman d’Adele Hartley, dans un exercice qui est loin d’être facile. Autant lui laisser donc le bénéfice du doute et voir ce qu’elle pourra sortir par la suite pour vraiment se faire une idée de l’auteur.
Plus d’infos :
Ecorchée
Adele Hartley
First Editions, 17,90€.
320 pages
Ca peut également vous intéresser :
- Geisha (Arthur Golden)
- Miroirs et fumée (Neil Gaiman)
- Bonjour tristesse (Françoise Sagan)
- L’instinct du tueur (Joseph Finder)
- Guide de Survie en territoire zombie (Max Brooks)
Tags: Adele Hartley, chronique, Ecorchée, Littérature



C’est vrai que le quatrième de couverture rendait le livre super alléchant, ta chronique beaucoup moins. J’ai connu cette « impatience » sur Survivant de Palahniuk, c’est pas agréable.
Mais je vais suivre ton petit blog de près, histoire de voir quel prochain roman je peux me procurer
C’est pas faux pour Palahniuk !! Autant Monstres Invisibles j’avais bien accroché, autant Survivant, c’était moins fort. Peut-être dû à la structure particulière du bouquin !
Pour Palahniuk justement, j’hésite à faire une chronique groupée, vu que c’est pas évident à commenter ce genre de bouquins… Mais impossible de passer à côté par contre !
J’avais fait une petite chronique de Survivant sur mon mien de blog, j’y avais passé le temps, et j’avais été plutot cool avec le livre. Le plus chiant c’est que c’est un inventaire pharmaceutique, ça lasse pas mal. Depuis, j’ai lu monstres invisibles (génial bien que prévisible) et choke (génial tout court) et donc si je devais « chroniquer » survivant maintenant, je serais moins gentil.