J’ai aujourd’hui envie de vous présenter un auteur qui me tient particulièrement à coeur : David Eddings. C’est en effet grâce à lui que je suis tombée dans la fantasy ! Par un beau hasard, en cherchant de quoi lire dans un Leclerc de Bretagne…
Et comme c’est toujours sympa d’en connaitre un peu plus sur les écrivains qu’on lit, je vous propose une petite biographie.
Allez, soyez pas timides ! Par ici !!
David Eddings, fils de George Wayne et Theone Eddings, est né le 7 juillet 1931 à Spokane, dans l’état de Washington. Nous avons donc affaire à un écrivain de nationalité américaine.
Pas d’éléments particuliers à noter dans sa jeunesse, si ce n’est qu’il étudie à l’Everett Junior College, et qu’après quelques hésitations à se lancer dans une carrière de comédien, il opte finalement pour une licence d’art, qu’il obtiendra en 1952 au Reed College. Il poursuivit son cursus universitaire par une maîtrise de littérature anglaise, diplôme qu’il obtint en 1954 à l’université de Washington.
Il effectua son service militaire en Allemagne, entre 1954 et 1956, ce qui lui permit d’éviter les combats durant la guerre de Corée.
Une fois ses devoirs dans l’artillerie terminés, il se lança dans un doctotrat à l’université de Seatlle, qu’il acheva en 1961.
Avant d’être écrivain à plein temps comme c’est le cas actuellement, David Eddings a, comme beaucoup, effectué plusieurs boulots. Cela va de vendeur dans une petite épicerie pour financer ses études, à professeur d’anglais, en passant par commercial chez Boeing. Il eut d’ailleurs l’occasion chez ce dernier de travailler sur des projets de missiles et sur la fusée Saturne).
Toutes ces expériences vont lui permettre de rédiger quelques premier écrits sérieux, notament High Hunt (jamais traduit) et The Losers, en français Les laissés pour compte. Mais, déçu du manque de succès de ses premiers romans, il n’arrive plus à écrire et s’enferme dans ses propres ruminations.
Mais il se rend vite compte que tout ce qui est sérieux, c’est pas vraiment son truc. Le déclic vint lorsqu’il tomba sur le second tome du Seigneur des Anneaux en librairie, et particulièrement sur la carte accompagnant le livre. Il relit alors J.R.R. Tolkien assidûment et prend de nombreuses notes sur la littérature médiévales, qui vont lui permettent de petit à petit construire un univers complet. C’est durant cette période qu’il va d’ailleurs dessiner la carte de sa grande saga : La grande guerre des Dieux.
C’est à partir de 1982 à l’occasion de la sortie du Pion blanc des présages (premier tome de la Belgariade) que son travail rencontre le très grand public, et donc le succès.
Depuis, il reste fidèle à la fantasy, avec d’autres oeuvres à peine moins célèbres comme la Trilogie des Joyaux et la Trilogie des Périls. Il a su se faire apprécier des lecteurs par son style simple et clair, ainsi que de nombreux traits d’humour terriblement bien placés.
A noter la parution du Codex de Riva en 1998, un recueil regroupant la plupart de ses notes de travail, de brouillons lui ayant permis de créer l’univers de Belgarion et ses potes.
Depuis 2003, il s’est lancé dans un nouveau cycle intitulé Les Rêveurs.
Marié depuis le 27 mai 1962 à Leigh (de son vrai nom Judith Leigh Schall), il vit actuellement à Carson City. Sa femme l’a beaucoup aidé dans la rédaction de ses romans, notamment pour les personnages féminins, les décors ou les conclusions puisqu’elle maîtrisait mieux ces domaines que lui. Malheureusement, elle est décédée le 28 février 2007 suite à plusieurs attaques cardiaques.
Pour conclure, on peut dire qu’on a affaire ici à un pilier de la fantasy. Ses écrits restent dans une lignée relative à celle de Tolkien, mais avec un côté beaucoup plus fun et attachant. Cela vient du fait je pense que les personnages ont un côté plus proches que ceux du Seigneur des Anneaux et surtout de l’humour omniprésent tout au long des pages.
Je pense vraiment que David Eddings est un très bon auteur pour commencer la fantasy. Et si on a peur de se lancer dans un long cycle (faut avouer que 5 tomes ça peut rebuter), la Rédemption d’Althalus ou la trilogie des Joyaux peuvent être de bons ouvrages pour savoir si oui ou non, on accroche avec l’écrivain.
Bibliographie
La Grande Guerre des Dieux
(Ordre chronologique de l’histoire)
Les Préquelles
Belgarath le sorcier : Les années noires (1998) – Belgarath the Sorcerer (1995)
Belgarath le sorcier : Les années d’espoir (1998) – Belgarath the Sorcerer (1995)
Polgara la sorcière : Le temps des souffrances (1999) – Polgara the Sorceress (1997)
Polgara la sorcière : Les années d’enfance (1999) – Polgara the Sorceress (1997)
La Belgariade – The Belgariad
Le pion blanc des présages (1990) – Pawn of Prophety (1982)
La reine des sortilèges (1990) – Queen of Sorcery (1982)
Le gambit du magicien (1990) – Magician’s Gambit (1983)
La tour des maléfices (1991) – Castle of Wizardry (1984)
La fin de partie de l’enchanteur (1992) – Enchanters’ end Game (1984)
La Mallorée – The Malloreon
Les gardiens du Ponant (1992) – Guardians of the West (1987)
Le roi des Murgos (1993) – King of the Murgos (1988)
Le démon majeur de Karanda (1993) – Demon Lord of Karanda (1988)
La sorcière de Darshiva (1994) – Sorceress of Darshiva (1989)
La sybille de Kell (1994) – The Seeress of Kell (1991)
Le Codex de Riva – The Rivan Codex (1998)
La pierre sacrée perdue – Elemnium/Tamuli
La trilogie des joyaux – Elemnium
Le trône de diamant – The Diamond Throne (1989)
Le chevalier de rubis – The Ruby Knight (1990)
La rose de saphir – The Sapphire Rose (1991)
La trilogie des périls – Tamuli
Les dômes de feu – Domes of Fire (1992)
Ceux-qui-brillent – The Shining Ones (1993)
La cité occulte – Hidden City (1994)
La tétralogie des Rêveurs – The Dreamers
Le réveil des anciens dieux – The Elder Gods (2003)
La dame d’atout – The Treasured One (2004)
Les gorges de Crystal – Crystal Gorge (2005)
La folie des dieux – The Younger Gods (2006)
Hors cycles
High Hunt (1973)
Les laissés pour compte – The Loosers (1992)
La Rédemption d’Althalus (deux volumes) – The Redemption of Althalus (2000)
Les yeux d’émeraude
Les trois grimoires
La chanson de Regina – Regina’s Song (2002)
Sources :
- wikipedia
- arcanes.org
- Faeries n°15, Nestiveqnen
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Tags: Belgariade, biographie, David Eddings, Littérature, Mallorée





J’ai beaucoup apprécié l’article, forcément en tant que fan de fantasy, je ne pouvais pas passer à coté d’un article sur Eddings.
De son oeuvre je n’ai lu que la Belgariade et la Mallorée. Evidemment c’est des classiques de la fantasy et de très bonne qualité. La lecture se fait toute seule, les personnages et la géographie sont intéressant. Par contre je persiste en disant que justement les persos sont trop stéréotypés pour la plupart. Néanmoins, on ne peut que s’y attacher et ce d’autant plus qu’il laisse beaucoup la place au dialogue et aux touches d’humour (ah silk!).
J’ai lu ces oeuvres surtout au début de mes lectures fantasy. maintenant je préfère un « Trône de Fer » ou un « Roue du temps » que je trouve mieux maîtrisé.
Mais comme j’ai pas envie de rester sur une note négative, Eddings est un excellent auteur et on ne s’ennuie pas une seconde.
Merci beaucoup c’est très sympa !
c’est un trés grand auteur en effet! j’ai dévoré son codex de riva, une oeuvre fabuleuse et trés enrichissante pour tout créateur d’univers fantasy (like moi)!!!
@ David : Haaan, tu veux me tuer là ! Le Codex de Riva, je n’ai jamais pu le lire… Le pire dans tout ça, c’est que je ne voulais pas le prendre quand il était encore édité, j’attendais qu’il sorte en poche. La cruche !
Je viens de lire la biographie et je suis bien d’accord avec vous. J’ai litteralement dévoré la belgariade et la mallorée ainsi que l’histoire de belgarath et de polgara.Je viens de commencer la rédemption d’althallus et je n’ai meme pa mis un mois pour le lire. Je suis absolument fan de ce qu’il écrit car les personnages sont très attachants et que je trouve qu’il y a une certaine note d’humour qui s’accroche au personnage principal ce qui le rend très attachant. Merci a david eddings de me faire passer de si bon moment!
@ clara : David Eddings était (RIP, il vient de nous quitter) très réputé pour ça, ce qui a permis à énormément de gens de plonger dans la fantasy… Du grand classique depuis !